J’interviens peu sur ce blog à propos de politiques européennes, alors qu’on pourrait s’y attendre étant donné que j’y suis plongé régulièrement dans le cadre de mes fonctions professionnelles. Je suis néanmoins particulièrement touché par le discours récent de Paul Magnette, le 16 octobre 2016, devant le parlement Wallon.
Dans ce discours (vidéo en bas de ce billet) d’une durée approximative d’une vingtaine de minutes, Paul Magnette explique de manière claire et précise les raisons pour lesquelles la Wallonie refuse(ra), dans son état actuel, l’accord économique et commercial global (AECG), mieux connu sous son acronyme anglais Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA). Ce dernier, pour être adopté, doit être accepté par toutes les parties prenantes, c’est à dire les 10 provinces canadiennes et les 28 États-membres de l’UE. Or, pour que la Belgique fédérale puisse valider son accord, il faut auparavant que le gouvernement Wallon puisse donner le sien, au même titre que les autres régions Belges (région Flamande et région Bruxelloise).