Statium Blog
[  Christophe Masutti  ]
   
Une mauvaise ambiance règne actuellement dans le massif des Vosges. En plus d’être la cible régulière de tentatives d’homicides par pièges, les pratiquants de VTT se voient aujourd’hui accusés de bien des maux. Des pétitions s’échangent entre les partisans du clivage et ceux qui tentent de le dépasser pour avancer. Les journaux locaux ont couvert les derniers évènements que je vais relater rapidement avant d’essayer de m’intéresser aux raisons profondes de ce malaise entretenu par quelques personnes qui normalement ne devraient pas mériter autant d’attention.
#Sport  #VTT  #Communs  #Libertés 
Nos choix et nos usages numériques conditionnent la manière dont nos données personnelles sont extraites, analysées et valorisées. C’est aujourd’hui un poncif et la grande majorité s’accorde sur le manque d’éthique de l’exploitation de nos intimités numériques. Pourtant, un pas supplémentaire mériterait d’être systématiquement franchi vers une réflexion plus globale. En effet, plus nous réfléchissons à la maîtrise de nos outils numériques et de nos données (ce qui implique bien davantage que le seul usage de logiciels libres), plus nous réfléchissons en réalité à des moyens d’émancipation vis-à-vis du capitalisme de surveillance.
Les activités des courtiers de données (data brokers) sont assez peu connues du grand public. Pourtant, ces derniers sont situés sur le créneau crucial du marketing, et on peut considérer qu’aucune stratégie marketing rentable ne peut se faire sans la récolte et le traitement de données. Les précieux services que rendent aujourd’hui ces entreprises conditionnent l’activité économique et renforce toujours plus le modèle du capitalisme de surveillance. Késako ? Le courtage de données a commencé à se faire connaître du grand public à partir du moment où furent discutées dans les médias les pratiques d’extraction des données personnelles des grandes entreprises du web (les GAFAM en particulier mais pas uniquement).