FramatopheBlog
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Oui au chiffrement, non à la liberté

Dans cet article, nous allons voir comment la stratégie gouvernementale en matière de chiffrement suppose de limiter nos libertés numériques pour favoriser une économie de la norme à l’exclusion du logiciel libre. Telle est la feuille de route d’Emmanuel Macron.

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article intitulé « Le contrat social fait 128 bits… ou plus ». J’y interrogeais les velléités gouvernementales à sacrifier un peu plus de nos libertés afin de pouvoir mieux encadrer les pratiques de chiffrement au nom de la lutte contre le terrorisme. Le ministre Manuel Valls, à l’époque, faisait mention de pratiques de « cryptologie légales », par opposition, donc, à des pratiques illégales. Ce à quoi toute personne moyennement intelligente pouvait lui faire remarquer que ce n’est pas le chiffrement qui devrait être réputé illégal, mais les informations, chiffrées ou non. L’idée de Valls était alors de prévenir de l’intention du gouvernement à encadrer une technologie qui lui échappe et qui permet aux citoyens de protéger leur vie privée. L’ennemi, pour qui conçoit l’État sous une telle forme archaïque, ce n’est pas la vie privée, c’est de ne pas pouvoir choisir ceux qui ont droit à une vie privée et ceux qui n’y ont pas droit. De là à la lutte de classe, on n’est pas loin, mais nous ne suivrons pas cette direction dans ce billet…

Parution de Libertés numériques

Et voici le guide Libertés numériques. Guide des bonnes pratiques à l’usage des DuMo (coll. Framabook, version août 2017). Un inventaire des bonnes pratiques numériques à la portée de tous. Un ouvrage dans collection Framabook).

Nous utilisons nos terminaux, nos ordinateurs, nos téléphones portables comme nous l’avons appris, ou pas. Pourtant, pour bien des gens, ces machines restent des boîtes noires. C’est le cas des Dupuis-Morizeau, une famille imaginaire que nous citons souvent à Framasoft. Elle correspond, je crois, assez bien à une réalité : des personnes qui utilisent les réseaux et les outils numériques, souvent même avec une certaine efficacité, mais qui ne sont pas autonomes, dépendent des services des grands silos numériques du web, et sont démunis face à tout ce contexte anxiogène de la surveillance, des verrous numériques, des usages irrespectueux des données personnelles… C’est à eux que s’adresse cet ouvrage, dans l’intention à la fois de dresser un petit inventaire de pratiques numériques mais aussi d’expliquer les bonnes raisons de les mettre en œuvre, en particulier en utilisant des logiciels libres.

Scott Spark 950 : prise en main

L’hiver ne doit pas être un obstacle pour rouler et tant pis si le terrain est gras. La sortie du jour avait pour thème : comment prendre en main un VTT tout juste sorti du carton ? En fait c’est très facile, pourvu que le vélo en question soit de bonne qualité.

L’engin en test

Oui, parce qu’à ce niveau-là, ce n’est ni un vélo ni un simple VTT mais un engin, bourré de technologies plus avancées les unes que les autres. Lorsque j’ai vu le monteur régler les suspensions pour mon gabarit, je me suis demandé si je n’aurais pas dû choisir maths-physique à la sortie du lycée. Heureusement, une fois réglées ces suspensions, normalement on ne devrait pas avoir à y bricoler sans arrêt.

Du software au soft power

J’ai eu l’occasion de participer au livre dirigé par T. Nitot, Numérique : reprendre le contrôle (éd. Framabook), paru à l’occasion du Paris Open Source Summit 2016. J’interviens sur le sujet de l’autonomie numérique et les discours associés à cette problématique, aux côtés du grand Alain Damasio, qui nous a gratifié d’un texte magnifique. Je retranscris ici l’interview qui me concerne (pp. 99-107).

Couverture. Numérique : reprendre le contrôle (Framasoft/Framabook, nov. 2016)