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Ce que le capitalisme de surveillance dit de notre modernité

Cette partie de mon ouvrage (à paraître en automne 2019) intervient après une lecture critique du texte de J. B. Foster et R. W. McChesney (« Surveillance Capitalism. Monopoly-Finance Capital, the Military-Industrial Complex, and the Digital Age ») paru en 2014. Comme on le verra dans la suite de l’ouvrage, l’approche critique de Shoshana Zuboff est loin de satisfaire une lecture intégrée de l’histoire économique et politique du capitalisme de surveillance. À mon avis, c’est chez Anthony Giddens qu’on peut trouver assez de matière pour pouvoir mieux comprendre pour quelles raisons on ne peut pas décorréler l’histoire du capitalisme de surveillance de la modernité occidentale et donc des modèles organisationnels qui prévalent depuis un siècle au moins. Le post-modernisme (et avec lui on pourrait inclure les idéologies plus ou moins libertaires et californiennes des années 1980) nous a rendu en réalité bien démunis pour penser cet écrasement des sociétés par la surveillance, et en particulier à cause des conjonctures économico-politiques (et leur modèle américain).

Misère numérique

Les techniques ont toujours créé des formes de dépendances. C’est leur rôle, leur définition. Dans la lutte pour la survie dans un environnement hostile ou pour pallier les caprices du corps, la technologie a toujours été pour l’homme la source créative des supports cognitifs, mécaniques, biologiques. Mais par-dessus tout, fruits des apprentissages, elle suscite d’autres apprentissages encore : apprendre à utiliser des béquilles, apprendre à gérer ses doses d’insuline avec une pompe, apprendre à conduire une voiture, apprendre à utiliser un ordinateur, apprendre à utiliser Internet.

Rocher de Mutzig-Schneeberg

Après plusieurs tournées du côté de ce massif fort connu des randonneurs (Rocher de Mutzig, Schneeberg), j’ai pu élaborer ce parcours réservé toutefois aux vététises confirmés. Il fera appel à un pilotage un peu engagé en cross-country (les descendeurs trouveront cela évidemment très facile). Les passages délicats seront signalés pour vous faire une idée précise. Des points de vue exceptionnels vous attendent et beaucoup de plaisir en descente.

La première remarque : ceux qui ont peur des dévers et n’aiment pas les longues montées monotones, passez votre chemin. Oui, le plaisir a un prix. Cependant, la distance totale est courte. Il ne s’agit que de 30 km avec un peu plus de 1100 m de dénivelé positif, du moins pour ce qui concerne la version « rapide » du parcours.

Fuckapital

Il n’est pas toujours facile d’expliquer en quoi consiste le capitalisme de surveillance. C’est encore moins facile si l’approche que l’on choisit n’est pas tout à fait celle qui a le vent en poupe. Doit-on pour autant se contenter d’une critique édulcorée du capitalisme de surveillance ? Elle n’offre qu’une alternative molle entre un capitalisme immoral et un capitalisme supportable. Essayons de ne pas avoir à choisir entre la peste et le choléra.