# Capitalisme De Surveillance

Culture de la surveillance : résistances

« Lutte pour les libertés numériques », « droits et libertés sur Internet », liberté, liberté, j’écris ton nom… Sauf qu’il n’a jamais été autant question de liberté dans le monde numérique sans qu’elle finisse invariablement à se retrouver comme réduite à une simple revendication d’auto-détermination individuelle. Nous revendiquons un « droit à la connexion », nous exigeons de pouvoir rester maîtres des données que nous transmettons (et nous ne le sommes pas).

Ce que le capitalisme de surveillance dit de notre modernité

Cette partie de mon ouvrage (à paraître en automne 2019) intervient après une lecture critique du texte de J. B. Foster et R. W. McChesney (« Surveillance Capitalism. Monopoly-Finance Capital, the Military-Industrial Complex, and the Digital Age ») paru en 2014. Comme on le verra dans la suite de l’ouvrage, l’approche critique de Shoshana Zuboff est loin de satisfaire une lecture intégrée de l’histoire économique et politique du capitalisme de surveillance. À mon avis, c’est chez Anthony Giddens qu’on peut trouver assez de matière pour pouvoir mieux comprendre pour quelles raisons on ne peut pas décorréler l’histoire du capitalisme de surveillance de la modernité occidentale et donc des modèles organisationnels qui prévalent depuis un siècle au moins.

Fuckapital

Fuckapital

☙ Posté le 07-06-2019

Il n’est pas toujours facile d’expliquer en quoi consiste le capitalisme de surveillance. C’est encore moins facile si l’approche que l’on choisit n’est pas tout à fait celle qui a le vent en poupe. Doit-on pour autant se contenter d’une critique édulcorée du capitalisme de surveillance ? Elle n’offre qu’une alternative molle entre un capitalisme immoral et un capitalisme supportable. Essayons de ne pas avoir à choisir entre la peste et le choléra.