Définitions du capitalisme de surveillance

Notre quotidien est enregistré, mesuré, considéré comme une somme de procédures dont la surveillance consiste à transformer l’apparent chaos (et notre diversité) en ordre. Tous les acteurs économiques et institutionnels y ont un intérêt. Pour beaucoup, c’est d’un nouveau capitalisme qu’il s’agit : le capitalisme de surveillance. Mais peut-on lui donner une définition claire ? Je vais essayer… Avec son récent ouvrage, Das Zeitalter Des ÜberwachungsKapitalismus1, Shoshana Zuboff nous livre une critique des plus intelligentes de ce qu’elle nomme le capitalisme de surveillance. [Voir plus]

Capitalisme de surveillance ?

Dans une série d’article intitulée Les Léviathans, j’ai longuement présenté le concept de capitalisme de surveillance développé par Shoshana Zuboff. L’interprétation reste toujours prisonnière de l’objet, au moins en partie : en l’occurrence, il y a une chose que je n’ai pas précisé dans ces articles, c’est la provenance du concept. Les premiers à avoir formulé et développé le capitalisme de surveillance sont John Bellamy Foster et Robert W. McChesney en juin 2014 dans un article paru dans la Monthly Review, dont le titre devrait toujours être donné in extenso : « Surveillance Capitalism Monopoly-Finance Capital, the Military-Industrial Complex, and the Digital Age ». [Voir plus]

Vie privée, informatique et marketing dans le monde d'avant Google

En 1969, Paul Baran affirmait: « Quelle belle opportunité pour l’ingénieur informaticien d’exercer une nouvelle forme de responsabilité sociale ». En effet, il y a presque 70 ans, les interrogations sociales au sujet du traitement informatique des données personnelles étaient déjà sur le devant de la scène. Voici le résumé d’un assez long texte, écrit début mars 2018, que vous pouvez lire en version HTML. Il est notable que les monopoles de l’économie numérique d’aujourd’hui exploitent à grande échelle nos données personnelles et explorent nos vies privées. [Voir plus]

Club Vosgien et VTT : l'appropriation des communs

Chacun ses combats. Pour moi, c’est le logiciel libre et la culture libre, pour d’autres c’est la lutte contre les inégalités, la défense de la nature, la sauvegarde du patrimoine… Et pourtant nous agissons tous avec des méthodes communes : le partage et la coopération. Hélas ce n’est pas toujours le cas. Certains œuvrent pour une cause juste mais veulent s’approprier le résultat, au prétexte qu’ils seraient les dépositaires (même s’ils ne sont pas exclusifs) des moyens et, donc, de la fin. [Voir plus]

Les nouveaux Léviathans IV. La surveillance qui vient

Je continue la série des Léviathans commencée en 2016 sur le Framablog. Pour ce nouveaux numéro, je propose de voir dans quelle mesure le modèle économique a développé son besoin vital de la captation des données relatives à la vie privée. De fait, nous vivons dans le même scénario dystopique depuis une cinquantaine d’années. Nous verrons comment les critiques de l’économie de la surveillance sont redondantes depuis tout ce temps et que, au-delà des craintes, le temps est à l’action d’urgence. [Voir plus]

Oui au chiffrement, non à la liberté

Dans cet article, nous allons voir comment la stratégie gouvernementale en matière de chiffrement suppose de limiter nos libertés numériques pour favoriser une économie de la norme à l’exclusion du logiciel libre. Telle est la feuille de route d’Emmanuel Macron. > Il y a quelque temps, j’ai écrit un article intitulé « Le contrat social fait 128 bits… ou plus ». J’y interrogeais les velléités gouvernementales à sacrifier un peu plus de nos libertés afin de pouvoir mieux encadrer les pratiques de chiffrement au nom de la lutte contre le terrorisme. [Voir plus]

Du software au soft power

J’ai eu l’occasion de participer au livre dirigé par T. Nitot, Numérique : reprendre le contrôle (éd. Framabook), paru à l’occasion du Paris Open Source Summit 2016. J’interviens sur le sujet de l’autonomie numérique et les discours associés à cette problématique, aux côtés du grand Alain Damasio, qui nous a gratifié d’un texte magnifique. Je retranscris ici l’interview qui me concerne (pp. 99-107). Couverture. Numérique : reprendre le contrôle (Framasoft/Framabook, nov. [Voir plus]

Surveillance://, par T. Nitot

Un récent essai de Tristan Nitot est intitulé Surveillance://. Les libertés au défi du numérique : comprendre et agir. Un livre pertinent, qui atteint ses objectifs. On ne cherchera donc que la petite bête sur quelques détails du point de vue du fond et de la méthode. Surveillance:// de Tristan Nitot est un ouvrage contextuel. Il appartient à une désormais assez longue tradition d’essais « tout public » sur le fichage des populations, la protection de la vie privée, et la défense des libertés individuelles à l’ère du tout-numérique. [Voir plus]

Parution de Libertés numériques

Et voici le guide Libertés numériques. Guide des bonnes pratiques à l’usage des DuMo (coll. Framabook, version août 2017). Un inventaire des bonnes pratiques numériques à la portée de tous. Un ouvrage dans collection Framabook). Nous utilisons nos terminaux, nos ordinateurs, nos téléphones portables comme nous l’avons appris, ou pas. Pourtant, pour bien des gens, ces machines restent des boîtes noires. C’est le cas des Dupuis-Morizeau, une famille imaginaire que nous citons souvent à Framasoft. [Voir plus]

Je n'ai pas voté non plus

Bizarre comme titre, n’est-ce pas ? En fait, c’est en écho à cet article du copain Gee, auteur de Grisebouille, qui a su exprimer de manière assez claire les raisons pour lesquelles il ne vote pas (plus). La démocratie représentative serait-elle morte ? Oui. Nous avons besoin d’un reboot de la démocratie et c’est chez Jean-Jacques Rousseau qu’il faut en trouver l’amorce. Détournements de votes Comme disait Coluche : « dire qu’il suffirait que les gens n’en n’achètent plus pour que cela ne se vende pas ». [Voir plus]