# Sciences

Révolutions informatiques : algorithmes et pouvoirs

Il y a 45 ans, avec l’arrivée en masse de l’informatique et du micro-ordinateur dans les entreprises, les foyers français, et à peu près tous les secteurs de l’économie, la notion de « Révolution Informatique » occupait le thème d’un des célèbres colloques de Cerisy-la-Salle du 10 au 20 juillet 1970. Les actes de ce colloque, aujourd’hui indisponibles, méritent toutefois d’être lus aujourd’hui à bien des titres. Tout particulièrement à l’heure où notre gouvernement est en passe de voter un texte de surveillance de masse de nos outils de communication.

Faut-il libérer aussi le droit d'auteur ?

Qui conteste aujourd’hui à un auteur le droit de tirer les bénéfices de la vente de son œuvre ? Personne. Pourtant, que ce soit dans le domaine de la musique, du cinéma ou de la littérature, le discours des éditeurs tend à soutenir le contraire, à savoir que les actes de piratage vont avant tout à l’encontre des auteurs et l’accès libre aux ressources culturelles signifierait avant tout la mort de l’Auteur.

Questions de sécurité démocratique

Le jour même de la série d’assassinats terroristes à Charlie Hebdo et Porte de Vincennes en ce mois de janvier 2015, plusieurs politiciens ont proposé, au nom de la sécurité collective, de revoir l’équilibre entre les libertés individuelles et la sécurité. Sur ce blog, j’ai eu l’occasion, le lendemain des faits, de signaler le paradoxe qu’il y avait à former, au nom de la liberté d’expression, une union politique autour des questions de sécurité collective dans une guerre contre le terrorisme.

Le plagiat, les sciences et les licences libres

Ces 5-6 dernières années, la question du plagiat dans les sciences est devenu un thème de recherche à part entière. On peut saluer le nombre croissant de chercheurs qui s’intéressent à cette question à double titre: d’abord parce que le plagiat est un phénomène social, mais aussi parce que ce phénomène (pourtant très ancien) illustre combien les sciences ne constituent pas cet édifice théorique et inébranlable de l’objectivité qu’il serait étonnant de voir un jour s’effriter.

Il faut libérer les sciences

Ce billet fait suite à mon texte de 2010 intitulé « Pour libérer les sciences », au risque de paraître quelque peu redondant. En effet, en cette fin de mois de janvier 2012, le mathématicien Timothy Gowers (Cambridge + Médaille Fields 1998) a lancé un appel au boycott de l’éditeur Elsevier, un des grands poids lourds de l’édition scientifique et en particulier les éditions papier et en ligne vendues par abonnement aux Universités.